Suzanne - Impression 3D

Suzanne (Monkey)

Cette tête de singe, appelée Suzanne en hommage à un orang-outan de cinéma, fait partie des « mesh » (ou maillage) par défaut du logiciel Blender, aux côtés de figures plus classiques comme le cube, le cylindre, la sphère, etc. Un mesh est la structure géométrique qui définit la forme d’un objet 3D. Dans le cas de Suzanne, cette structure est composée de 507 sommets, 1 005 arêtes et 500 faces. 

Si Suzanne n’est pas destinée à être employée dans des projets réels, certains créateurs s’amusent à repousser les limites en publiant par exemple des mondes 100% réalisés avec ce seul et unique mesh. Dans le menu de Blender, on le trouve sous le nom « Monkey ». 

Menu Mesh > Monkey
Capture d'écran d'un menu de Blender

Comme la théière – un autre objet pratiqué par les débutants pour se familiariser avec les fonctionnalités et la logique de la modélisation 3D – Suzanne est un objet complexe utilisé dans de nombreux tutoriels. Avec ses creux, ses courbes et ses bosses, elle permet de comprendre les effets de texture ou de lumière, de tester les options de symétrie ou de lissage, etc. 

suzanne-faces
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Modification du lissage

Toutes les images de Suzanne partagées sur cette page m’ont été fournies par PatacheDesBois, créateur sur Horizon Worlds. Celle qui illustre la page (en haut) est le résultat de la première commande que Patache a envoyée à son imprimante 3D. Suzanne est donc le premier objet qu’il a imprimé – comme une évidence. 

Il m’a raconté la singularité de tenir dans ses mains une forme 3D qu’il connaissait par cœur, sans pour autant qu’elle existe ailleurs que dans l’espace virtuel. La présence de Suzanne IRL (in real life) « dénotait » selon ses termes, dans le réel.

Blender récompense chaque année les meilleurs créateurs lors d’un festival, avec les Suzanne Awards : leur offrent-ils un trophée physique en forme de singe ? 

Mise à jour (09/02/2026)

Hasard du calendrier : le lendemain du partage de cette photo, un autre créateur, sur une autre plateforme métavers, me parle de son attachement pour une autre mascotte. Cette fois, ce n’est pas un singe mais une abeille : celle du VR Charity Event

Ely the Bee (c’est son nom) accueille ici les visiteurs à l’entrée du monde virtuel – avec une recommandation d’optimisation de son avatar pour éviter les problèmes techniques. 

Comme Suzanne, Ely the Bee a connu un itinéraire du virtuel vers le réel. Œuvre collaborative qui a commencé par être le simple logo de l’évènement, elle a été améliorée par une illustratrice 2D. Puis retravaillée par une créatrice 3D qui lui a donné vie sous la forme d’un bot animé qui accompagne notre avatar en volant malicieusement à nos côtés.

Depuis ce modèle 3D, le producteur du VR Charity Event n’a eu qu’à envoyer le fichier à une entreprise pour confectionner une série de peluches IRL, avec une mise en vente (réussie) au profit de cet évènement caritatif. 

A l'année prochaine ?

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